Tour des Flandres
30/03/2012 - 15:20 - Mis à jour le 30/03/2012 - 15:25Pichot : "Il y a moyen de faire quelque chose"

Alexandre Pichot marche sur l'eau en ce moment. Neuvième du Het Niewsblad, cinquième d’À travers la Flandre puis huitième du Grand Prix E3, il sera le principal atout du Team Europcar sur le Tour des Flandres. Entretien.
ALEXANDRE, on a l'impression qu'en ce moment, tu es dans la forme de ta vie.
A.P.: La condition est super depuis le début de saison. J'ai beaucoup bossé et beaucoup couru. J ai fait trois top 10 dans des grosses classiques donc, forcément, le moral est là.
Est-ce que tu te fixes un objectif à atteindre pour dimanche ?
A.P. : C'est difficile, le parcours est très dur. J'aimerais essayer de faire un top 10. Si la condition est là pourquoi pas. Il faut marcher et avoir de la chance. Car le Tour des Flandres, c'est d'abord beaucoup de danger avec des petites routes.
Pourquoi affectionnes-tu particulièrement les flandriennes ?
A.P. : Je suis passé pro et dès ma première année, j ai fait ces courses-là. J'ai toujours bien aimé les pavés. J'y suis retourné tous les ans et, au début, ce n'est pas facile, on se dit qu'on ne la finira jamais. On a fait beaucoup de reconnaissance avec Dominique Arnould et j'en ai tiré beaucoup d'enseignement.
Comment expliques-tu ton bon début d'année ?
A.P. : J'ai eu pas mal de soucis physiques. J'ai fait deux grosses chutes qui m'ont empêché de faire ce que je voulais l'an dernier. Je n'arrivais jamais à remettre en route. J'ai eu quelques soucis personnels aussi. J'ai gâché une saison. Cette année, tout est rentré dans l'ordre. J'ai une petite fille qui est née et qui m'a donné le moral. Je ne me pose plus de questions, les mauvaises choses sont derrière moi désormais. La naissance de ma fille m'a enlevé un poids. Je me suis libéré et épanoui.
Est-ce que tu te sens capable d'assumer un rôle de leader sur le Ronde ?
A.P. : Oui, je me sens capable. Dominique m'a déjà mis coureur protégé sur des grosses classiques. Je le serai dimanche et je vais tout faire pour assumer. Je n'ai pas envie de décevoir les gars qui se défoncent pour moi. Je ne veux pas être frustré après l'arrivée. Si je peux être dans le final, il n'y aura pas de la place pour tout le monde.
Comment faire pour inquiéter les cadors ?
A.P. : Il va falloir, dans les premiers kilomètres, compter ses coups de pédale, ne pas en donner en début de course et ne pas bouffer de vent. Arriver dans le circuit final, il faudra prendre des risques, frotter et essayer d'être le mieux placé possible. Mais sans les jambes, on est rien. Boonen et Cancelalra sont plus forts, il faudra être proche d'eux. Il y a moyen de faire quelque chose.












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