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Tour de France

03/07/2012 - 18:51 - Mis à jour le 04/07/2012 - 19:26

Arashiro soleil levant


A l'attaque dès le km 0 avec Anthony Delaplace et David Moncoutié et repris juste après la dernière bosse du jour, Yukya Arashiro n'a pas démérité sur la route de Rouen où il a été élu combatif du jour. Malgré un final très nerveux, pas de casse à déplorer pour Pierre Rolland et Thomas Voeckler.

Quatrième étape en ligne et quatrième échappée dans laquelle figure un coureur du Team Europcar. Après Yohann Gène sur la route de Seraing, Christophe Kern vers Tournai et Giovanni Bernaudeau en direction de Boulogne-sur-Mer, c'est Yukyia Arashiro qui a relevé le défi mercredi sur cette longue étape qui menait les coureurs d'Abbeville à Rouen. "Au briefing ce matin, nous avions décidé que Yukyia et Vincent Jérôme étaient les deux coureurs mandatés pour prendre l'échappée", explique Dominique Arnould dont la consigne a été respecté à la perfection par le sympathique coureur japonais à l'attaque dès le kilomètre 0.

Rapidement rejoint par Anthony Delaplace (Saur-Sojasun) et David Moncoutié (Cofidis), Arashiro et ses compagnons de fugue ont compté rapidement plus de 8 minutes d'avance sur le peloton qui ne les a par la suite pas autorisé à trop croire en leurs chances en les maintenant à portée de fusil. "A 3, c'était difficile, reprend Dominique Arnould. Sur le papier, il nous paraissait possible de tenter un truc sur une étape mais nous pensions qu'il y aurait davantage de courageux et qu'ils seraient 5 ou 6 à l'avant."

"Pas pire qu'hier pour Thomas"

Finalement repris au sommet de la dernière bosse du jour, Yukyia a été récompensé de son audace par le prix de la combativité, "le deuxième après celui qu'il avait déjà obtenu sur les Champs-Elysées en 2009", précise immédiatement l'intéressé pas peu fier d'avoir eu les honneurs du podium dans la ville de Jacques Anquetil. "C'est amplement mérité", s'enthousiasme Dominique qui a apprécié de voir son protégé mettre autant de cœur à l'ouvrage sur cette étape de près de 215 kilomètres.

Pour le reste, la journée a plutôt été tranquille pour les coureurs de Jean-René Bernaudeau qui ont apprécié le soleil, le paysage des côtes normandes à l'allure raisonnable des 4 premières heures de course. "Pour Thomas, ce n'est pas pire qu'hier. Il a évidemment souffert dans le final quand ça s'est mis à rouler mais il a tenu le coup. En attendant une éventuelle amélioration, il va continuer à vivre son Tour au jour le jour", conclut le directeur sportif du Team Europcar soulagé de constater que ses coureurs ont été épargné par la grosse gamelle qui, dans le final, a jeté à terre une grosse dizaine de coureurs.

Europcar
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